À la recherche du bonheur

Le bonheur, qu’est-ce que c’est vraiment ?

Presque tout le monde le désire, mais la plupart ont du mal à le décrire ou à le définir. C’est plus que de la joie transitoire qui ne dure que brièvement. On peut être joyeux pendant quelques heures, quelques jours, voire des semaines. Cependant, la joie disparait avant que l’on ne le sache.

Pour que ce sentiment de contentement perdure, il faut que certains éléments soient présents dans notre vie. Premièrement, il est difficile d’être joyeux, content, ou d’avoir la sensation d’être heureux, sans avoir un minimum de conditions. Si l’on n’a pas de sécurité dans sa vie, que ce soit la sécurité physique ou financière, le bonheur est illusoire. 

La sécurité physique signifie que l’on ne se sent pas en danger dans son propre logement, ni dans les rues de sa ville. On peut facilement ajouter à la sécurité physique une bonne santé . Les personnes malades et dépendantes des autres ont souvent des sentiments de vulnérabilité, et leur estime en soi chute. De plus, la sécurité financière est primordiale, car j’imagine que des personnes sans abri ne trouvent pas beaucoup de bonheur. Elles sont souvent victimes de vols, de coups violents dans leurs abris en carton et victimes de viols.  En outre, sans moyens pour se nourrir, on est souvent forcé de mendier dans les rues ou dans les gares. Sans la sécurité alimentaire, sans vêtements suffisamment protecteurs et sans logement, en général, personne n’est capable de trouver du bonheur, quoi que l’on fasse. Ces personnes vulnérables manquent de l’essentiel pour vivre.

Tant que les besoins essentiels ne sont pas garantis, une personne ne peut pas commencer à penser à atteindre le bonheur. Une fois que l’on se sent bien en sécurité, on a la force et la motivation de penser et de créer son propre bonheur. Pour commencer, il faut réfléchir à ce qui d’après nous rendra possible un état de bien-être intérieur pour soi et les siens.

On peut, ensuite, rêver à des projets afin de construire sa propre vie. Cela peut vouloir dire être embauché à un poste qui nous permet de gagner un salaire pour subvenir aux besoins fondamentaux de la vie. Devenir indépendant est une source extraordinaire de satisfaction, d’accomplissement, et même de bonheur lui-même.

Le premier emploi est souvent la première sensation d’avoir réussi à faire quelque chose d’énorme dans sa vie. On est fier et ça mène au bonheur car on peut enfin s’occuper de soi-même dans la société d’aujourd’hui qui est hyper-compétitive et rude.

Une fois indépendant et satisfait de son travail, on peut se laisser aller à rêver à des projets plus grands dans la vie. Cela peut signifier créer une famille intégrée, trouver un ou des amis, ou trouver de nouvelles connaissances. On est, à ce stade,  dans la société et dans une position où on peut plus facilement interagir avec les autres. Graduellement, l’estime de soi augmente.  On se rend compte que le monde est rempli de possibilités. Une fois conscient de ses points forts ou capacités spéciales, on décide quels types d’activités nous apporteraient le plus le sentiment de notre valeur personnelle.

En outre, une fois indépendant dans la vie, on prend conscience de notre liberté de faire ce que l’on veut et quand on veut le faire. On devient enfin maître de notre propre existence. Avec l’indépendance, beaucoup de responsabilités s’en suivent. On doit décider où focaliser sa force pour être heureux. Il faut choisir dans quel domaine concentrer son temps et son énergie pour profiter le plus de la vie.

Certaines personnes décrivent le bonheur de manières variées, mais elles possèdent des points communs. Après avoir réussi à obtenir les essentiels d’une vie en sécurité, certaines personnes trouvent qu’aider des gens dans le besoin leur donnent une source de satisfaction immense et elles reçoivent de la reconnaissance et de la notoriété au sein de la communauté. 

Ensuite, souvent les personnes qui vivent dans un état de bonheur ont plus de soutiens sociaux, ainsi que plus de rapports interpersonnels, tel qu’un ou une partenaire de vie, un bon ami, plusieurs amis peut-être, des connaissances, ou une reconnaissance dans la communauté. 

Et surtout, ceux qui vivent dans le bonheur ont la capacité d’accepter et s’habituer aux circonstances difficiles de la vie.  C’est un grand atout de pouvoir intégrer des changements avec facilité. 

S’aimer soi-même tel que l’on est, incluant des caractéristiques de sa personnalité, lesquelles peuvent être bonnes, moins bonnes, ou absolument négatives, selon la façon dont on les voit, est un trait commun chez les personnes qui sont heureuses.  Ici, je parle des traits comme l’intégrité, l’honnêteté, la puissance d’accepter ses forces et ses faiblesses, y compris des moments de mauvaise humeur, d’impatience, et d’autres imperfections que l’on préférerait ne pas posséder. 

Ceux qui vivent dans le bonheur, possèdent souvent une caractéristique de vouloir toujours apprendre plus,savoir être gentil et accepter leurs propres imperfections. Ces gens résistent à la tentation de contrôler leur avenir. Par contre, ils ont appris comment s’adapter aux situations stressantes et difficiles.  Ils comprennent que la vie est hors de leur contrôle.  En plus, résoudre des situations anxiogènes leur apporte du plaisir par le pur challenge de ce qui s’est passé. 

Bien que l’on désire atteindre la perfection aussi souvent que possible, le bonheur au jour le jour est plutôt ce que l’on accomplit en se promenant le long du chemin vers sa propre amélioration.   En plus, le bonheur est le contentement de nos efforts sur le chemin vers nos progrès, nos changements pour le meilleur, et l’amélioration, ainsi que les défis qui croisent notre chemin. Même si on n’atteint jamais l’état de perfection dans le projet sur lequel on travaille, on prend du plaisir.

Forcément, nos idées sur le bonheur changent radicalement tout au long de notre vie. L’idée du bonheur varie considérablement entre les gens, et elle varie même au sein d’un même individu au cours de chaque décennie ou période de changement émotionnel tout au long de la vie. 

La capacité de faire confiance à d’autres personnes et la force de pouvoir rire de nous-mêmes tend à mener à une vie riche de relations interpersonnelles, qui nous font sourire dans nos cœurs, nous font nous sentir heureux ou satisfaits sur le chemin de notre vie sur cette Terre.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, le bonheur est presque  le même quand nous sommes des enfants, quand nous sommes des adolescents odieux ou lorsque nous sommes des jeunes adultes dans la vingtaine ou la trentaine.  En fait, il semble bien différent pendant que nous traversons le milieu de notre vie, et dans nos années les plus sages et les plus matures de la saison automnale de notre vie.

Dans la haute saison de notre maturité, le bonheur change de qualité et tend à venir davantage de la camaraderie, de la douceur échangée et des moments partagés en tête à tête.  À cette époque de la vie, nous réfléchissons à notre travail acharné et aux tâches accomplies, aux changements que nous avons endurés et aux souvenirs précieux de toutes nos aventures, soit seul, soit avec un ami.

Ce que nous croyons être le bonheur change constamment au cours de notre vie, mais la partie du bonheur qui reste constante est la joie que nous partageons en travaillant sur nos projets et ce que nous avons fait en nourrissant nos relations les plus chères.

Lorsque l’on peut se dire que l’on a vraiment fait de son mieux, voici ce que j’appelle une vie réussie, remplie de bonheur.  On sait que l’on a vécu une vie bonne et heureuse, quand on sent que l’on a touché la plupart des gens qu’on a croisés pendant notre vie, en les laissant avec un sentiment de chaleur et de bonheur qui ont touché leurs cœurs.

Voilà, en somme, une vie réussie dans le bonheur.  

Je me demande combien de personnes atteignent ce niveau d’intimité avec autrui, et avec eux-mêmes, ne serait-ce que pendant quelques moments sublimes de leur temps passé sur cette Terre.

Chutes Cohoes / Cohoes Falls

Published by Psychiatre, couturier de courtepointes, apprenant perpétuel de français, jardiner

Psychiatre, couturier de courtepointes, apprenant perpétuel de français, jardiner. Ces sont mes passions de la vie et une source de ma propre psychothérapie et mon bonheur.

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